AVIGNON C’EST AUSSI LA CAPITALE DES MUSÉES

July 16, 2020

 

On ne le sait pas assez mais parmi les villes françaises de moins de 100 000 habitants, Avignon est sans doute celle qui propose la plus grande variété de musées d’ampleur internationale. On parle souvent de la collection Lambert, temple de l’art contemporain, mais pourquoi ne pas profiter de cet été pour découvrir ou redécouvrir les musées près de chez vous ?

Les cinq musées municipaux de la cité des papes sont gratuits et vous feront voyager à travers les siècles. Au Petit palais, les chef d’oeuvres de la Renaissance italienne n’attendent que vous, notamment cette Vierge de Botticelli. Le musée Calvet couvre autant l’art moderne du Xxe siècle, de Vlaminck à Bonnard que la renaissance hollandaise la plus sombre qui soit. 


Parmi les musées privées, Angladon est unique dans la région. On y voit un Van Gogh, des Picasso, des Degas, mais aussi des œuvres signées Cézanne, Sisley, Modigliani, Foujita, et dans un cadre apaisé, en face de la médiathèque Ceccano. Surtout, on prend le temps de humer la sérénité d’une caverne d’Ali Baba, avec des tableaux glanés en son temps par le couturier Jacques Doucet, qui était en quelque sorte de le Yves Saint-Laurent du début du XXe siècle.


Très méconnu, alors qu’il regorge de trésors, laissez-vous tenter par le musée Vouland. Une maison du XVIIIe siècle au cœur d’Avignon. Cette demeure de collectionneur nous invite à découvrir un certain goût français avec son mobilier estampillé Migeon, Ellaume ou Tuart, son rare ensemble de faïences et de porcelaines, ses tapisseries, son horlogerie, ses pièces de lustrerie et d’orfèvrerie. A côté des Arts Décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles, le Musée Louis Vouland présente sa collection consacrée aux arts de Provence et Languedoc, centrée sur « la nouvelle école d’Avignon ». Peintures et dessins sortent régulièrement des réserves pour dialoguer avec des œuvres provenant d’autres collections ou des œuvres contemporaines.

 

Cet été, l’exposition consacrée à Jean-Marie Fage, « Je peins ce que je vois » est le point d’orgue de la saison. Un peintre vauclusien qui aura 95 ans cette année. De son enfance au bord de la Sorgue jusqu’au Luberon où il vit depuis plus de quarante ans, Jean-Marie Fage construit avec constance une œuvre qui invite à la contemplation silencieuse. A l’âge de 15 ans, il réalise ses premières peintures à l’huile en copiant un tableau de Corot. Puis il approche Auguste Chabaud et son œuvre dès 1946, à qui il rend des visites hebdomadaires dans son mas de Graveson. Ses rencontres fréquentes avec René Char, originaire comme lui de L’Isle-surla-Sorgue, lui permettent d’entrer de plain-pied dans son œuvre poétique. C’est grâce à René Char qu’il fera la connaissance de Georges Braque dont l’œuvre comptait déjà tellement pour lui.En 1975, il abandonne définitivement son métier d’architecte pour se consacrer pleinement à la peinture en s’installant dans la maison de La Chapelle, à Goult, près du village de Lacoste peuplé d’artistes venus du monde entier. Il y vit et y travaille depuis cette date.

 

https://angladon.com

www.avignon.fr

www.vouland.com 

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